Kignoumbi Kia Mboungou voit le danger et s’érige en sapeur pompier

Publié le par Jean Eudes Ganga Mickemby

  Kignoumbi  Kia Mboungou voit le danger et s’érige en sapeur pompier

Le président de l’association « La Chaine » Joseph Kignoumbi Kia Mboungou a rappelé sans gants le mercredi 14 octobre au cours d’une conférence de presse à Brazzaville qu’il reste constant dans sa position du NON au changement de la constitution et à l’organisation du par le gouvernement du référendum le 25 Octobre prochain. « Ne pas voir le danger arriver c’est faire comme l’autruche », a dit le Président de « La Chaine » qui du reste ajoute : « Devant l’obstacle, reculons ». Devant donc le risque de l’implosion, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou qui dit voir monter des nuages , a dit avoir pris l’initiative de discuter avec des leaders politiques de la majorité et ceux de l’opposition radicale. Tous ses interlocuteurs, a-t-il dit, lui ont prêté une oreille attentive, même si ce dernier n’a pas daigné citer nommément les acteurs politiques qu’il a contactés. Cette réticence peut-elle ouvrir la voie à des doutes sur la véracité de son propos ? Ce qui est sûr c’est que le Congo a besoin de sauver sa paix. Les discussions qui vont dans ce sens ne devraient elles donc pas bénéficier d’une plus grande communication et d’une transparence ? Peut-être que le Président de « La Chaine » en communiquant plus clairement sur sa démarche marquerait des points politiques en cette période où le Congo a réellement besoin d’un »Moïse » devant les tensions de ces derniers jours dans le pays.

Parlant du changement de la constitution, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou a rappelé qu’au dialogue de Sibiti, il n’y a pas eu consensus sur le sujet. Il n’y avait de consensus que sur la gouvernance électorale. Mais là encore, constate -t-il , la commission électorale n’est pas organisée comme l’avait décidé Sibiti. « Le corps électoral n’est pas maîtrisé », dit-il. Interrogé sur le projet de Constitution soumis au référendum, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou , membre du bureau de l’Assemblée nationale a dit ne pas avoir reçu la mouture par voie officielle et a dû se la procurer pas des voies détournées le 13 Octobre. Pour lui , il est un exercice difficile que de soumettre en lecture au peuple une constitution de 246 articles en quelques jours et lui demander de se prononcer sur celui-ci. Aussi, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou pointe –t-il du doigt le temps de rédaction du projet de Constitution. Trois jours dit-il. Pour le Président de « La Chaine », ceux qui sont pour le OUI doivent convaincre.

ANALYSE

La médiation avec une opposition radicale et une majorité hostile aux concessions

Devant deux camps aux positions tranchées, la démarche de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou ne s’annonce pas des plus aisées. Pourra t-il convaincre l’opposition à renoncer à son méga meeting du 20 septembre au Boulevard Alfred Raoul ? C’est ce qui serait la première victoire de sa démarche. Pourra –t-il obtenir d’elle autant que de la Majorité une phrase du genre « Devant les tensions que suscite l’organisation du référendum, nous sommes d’accord pour des discussions dans l’intérêt supérieur de la nation ». Les Congolais ont su par le passé régler leurs différents par eux même. Pourquoi donc ne pas souhaiter bon vent au Sieur Kignoumbi ? Il lui reste peu de temps. Mais trop de gens à convaincre.

ANALYSE

Changement de la Constitution : relisons le communiqué final de Sibiti ?

Le communiqué final du Dialogue de Sibiti est clair. Il n’utilise le mot consensus que pour le rapport des travaux de la commission Gouvernance électorale. Concernant l’évolution des institutions, il ne fait que constater l’existence de trois tendances. Les pro maintien de l’actuelle constitution, les pro révision et les pro changement. Après avoir présenté les trois tendances, le communiqué final fait observer qu’une large majorité s’est dégagée en faveur du changement de la Constitution. Après quoi, sans trop comprendre comment, le communiqué final dit nous citons : « A cet effet les réformes à engager à engager porteront sur : … ( citation des différentes réformes). Or la majorité n’est pas le consensus. Il parait alors étonnant aux yeux de nombreux observateurs que se forme aujourd'hui un courant dit du consensus de Sibiti.

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