Gilbert Djombo Bomondjo martèle ne pas avoir demandé aux populations de voter OUI au référendum constitutionnel

Publié le par Jean Eudes GANGA MICKEMEBY

Gilbert Djombo Bomondjo martèle  ne pas avoir demandé aux populations de voter OUI au référendum constitutionnel

S’exprimer devant la presse, il y tenait visiblement pour vider son sac. En effet, après sa descente d’avion lundi après-midi à l’aéroport Maya-maya en provenance d’Impfondo, le Préfet du département de la Likouala s’est empressé de rejoindre son domicile de Ouénzé, l’arrondissement 5 de Brazzaville, pour accorder une interview à la presse. Le démenti de certaines accusations portées sur lui, le rappel de ses actions de philanthropie dans la Likouala, le financement de sa récente tournée dans le département, son action pour la paix, bref, tout y est passé.

A propos du vote de la constitution le 25 Octobre

Le Préfet presque en « transe » a martelé, contrairement à ce que soutiennent certaines langues, qu’il n’a jamais demandé aux populations de la Likouala d’aller voter pour le OUI au référendum. Il avait, dit-il, plutôt demandé aux populations d’aller voter dans la paix. Du reste, le Préfet, visiblement très peiné, a battu en brèches les accusations portées sur lui, faisant état du fait qu’il a fait voter des étrangers tchadiens et centrafricains. Le département de la Likouala a voté pour le OUI à 100%, faisant de lui le premier département dans le pays. Pour le Préfet, il y a bien une justification à cela. En effet, en marge du dernier FIPAC (Forum International des Peuples Autochtones d’Afrique Centrale) , les populations de la Likouala avaient demandé au Président de la République de changer la Constitution.

La récente tournée dans le département

Elle fait l’objet de plusieurs interprétations. Nombreux la présente comme une tournée au cours de laquelle le Préfet est allé non seulement remercier les populations pour avoir voté OUI, mais aussi présenté les candidats aux futurs élections législatives. « Je ne suis pas allé envers les populations pour les féliciter parce que la Likouala était sortie première avec un vote à 100% du OUI, je tiens à le préciser ». Le numéro un de la Likouala précise qu’il avait demandé aux populations de voter dans la paix et il leur avait dit que si elles respectent la consigne il repartirait les voir pour les féliciter pour le climat de paix, et c’est ce qu’il a fait. Au sujet des prétendus candidats à la députation qu’il aurait présentés pendant sa tournée, Gilbert Djombo Bomondjo dit être très étonné par ces allégations. « Nulle part je n’ai présenté de candidats car cela ne fait partie de mes prérogatives en tant que Préfet ». Il ajoute : « La Likouala a connu beaucoup de tumultes et je suis en train de refaire la paix parce que je suis un homme de paix ».
Pour Gilbert Djombo Bomondjo, toutes ces allégations ne sont que des manœuvres de certains originaires du Département de la Likouala résidant à Brazzaville, qui n’ont plus mis pied à Impfondo ou dans une autre localité depuis des décennies. Malgré toute cette campagne, le Préfet dit ne pas être rejeté par la population de la Likouala. Les Likoualiens l’aiment toujours, dit-il, s’appuyant sur l’accueil qui lui a toujours été réservé par les populations chaque fois qu’il va à leur rencontre. Des populations dont certaines lui ont d’ailleurs donné le nom « Moïse ». « Ceux qui me rejettent sont les partisans de l’intégrisme. Moi je suis nationaliste. Je suis de l’école politique de Claude Ernest Ndalla, Denis Sassou-Nguesso , Yérodia ».

Gilbert Djombo Bomondjo, l'homme d’affaires, le philanthrope actif

Interrogé sur le financement de sa récente tournée départementale dans un contexte de budgets en chute, l’homme répond: « … vous pouvez vérifier au Trésor publique ou au Ministère des Finances, je n’ai pas bénéficié d’un crédit pour cela ». Le Préfet dit plutôt avoir fait des sacrifices en finançant cette tournée avec des fonds propres. Il a ainsi rebondit sur sa veste d’homme d’affaires. Une carrière dans laquelle il s’engage en 1992, après avoir décidé de se retirer de l’administration. Ces investissements dans plusieurs filières, le cas de l’immobilier et de l’agriculture avec la production de l’huile de palme, lui permettent aujourd’hui de soutenir ce genre d’action ou encore de réaliser des œuvres sociales. Construction d’écoles, achat de groupes électrogènes pour l’éclairage de certains villages, financement de la nutrition des détenus de la maison d’arrêt d’Impfondo, payement des frais d’hospitalisation pour des patients, appui à la scolarité de certains élèves. Le Préfet homme d’affaire revendique surtout le financement de l’installation de la télévision dans le département de la Likouala.


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