Le Ministre des Finances annonce de bonnes perspectives économiques pour 2017.

Publié le par Jean Eudes GANGA MICKEMBY

« Le cours moyens du baril de Brent  a augmenté au quatrième trimestre 2016, sous l’effet principalement de l’accord de plafonnement de la plateforme conclu, fin novembre 2016, entre les pays producteurs de l’OPEP et la Russie. En 2017, ce regain devrait se poursuivre mais de manière nettement modérée. Ainsi, le FMI table sur un prix moyen du baril de brut qui ressortirait à 51,2 dollars , après 43,7 dollars en 2016 ».

Voilà un extrait du communiqué sanctionnant les travaux du Comité Monétaire et Financier National tenue à Brazzaville le 15 mars 2017 dans les locaux de la Direction nationale de  la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.  La réunion présidée par Calixte NGANONGO, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, en présence d’Abbas MAHAMAT TOLLI, Gouverneur de la BEAC, s’est penchée sur la situation économique internationale et nationale marquée par des incertitudes dues à la chute des cours du pétrole même si au dernier trimestre de 2016 le prix a de l’or noir a connu une hausse. Hausse qui devrait être soutenue en cette année 2017.

La situation monétaire  a par ailleurs été  caractérisée par  une baisse de la masse monétaire, reflétant une évolution contrastée de ses composantes et de ses contreparties, avec notamment  une augmentation du crédit  intérieur et de la chute des avoirs  extérieurs nets, souligne le communiqué.

Quelles perspectives ?

Le Comité Monétaire et Financier  note , sur la base des études de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale ,  que le taux de croissance  du PIB  en termes réels se redresserait à 1%. Cela grâce en bonne partie au secteur primaire, avec notamment le rebond attendu de la production pétrolière  (mise en production du champ de Moho nord). Calixte NGANONGO, le Ministre des Finances, parlant de la croissance en cette année 2017, s’est dit confiant dans  une interview accordée à la presse à la  sortie des travaux : « Pour le Congo nous allons atteindre  2 à 3 % puisque nous avons évalué à moins 1,2 % et  si nous atteignons déjà deux ou trois c’est déjà une très bonne chose! »

 Interrogé sur la diversification de l’économie prônée par le gouvernement, le ministre des finances du Congo appelle à la patience : « …il ne faut pas voir cela comme un vœu pieux. 9a ne veut pas non plus dire que l’on prend des  décisions aujourd’hui et demain ont touche les fruits de la diversification(…) Aujourd’hui nous pensons que dans le programme du Chef de l’Etat il est cité beaucoup de secteurs qui pourraient nous permettre cette diversification. L’agriculture, le tourisme, j’ai peur d’oublier certains secteurs ».  Il y a des raisons d’espérer, conclut Calixte NGANONGO : « …il s’annonce à l’horizon quelques indicateurs assez optimistes notamment la reprise de la production avec Moho nord, la remontée du prix du baril sur le marché et  nous pensons que ces deux éléments conjugués nous donnent des raisons d’espérer ».

Il est à noter enfin qu’au niveau du marché des capitaux, l’activité a été marquée  par u  recours  progressif des banques au refinancement  de la Banque centrale et par l’émission  du premier emprunt obligataire  de l’Etat congolais d’un montant initial de 150 milliards souscrit à hauteur de 129% au taux de 6,5% par an.

 

Jean Eudes GANGA MICKEMBY

 

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